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Peugeot L500 R HYbrid : concept du Lion au 500 ch pour fêter les 100 ans de la victoire Indy 500


Le 30 mai 1916, la Peugeot L45 pilotée par Dario Resta gagnait la course mythique des 500 miles d’Indianapolis à une vitesse moyenne de 135 km/h. Le 30 mai 2016, 100 ans plus tard, Peugeot rend hommage à une équipe étonnante, celle des « Charlatans » qui ont offert à Peugeot trois belles victoires aux Etats-Unis entre 1913 et 1919 sur le circuit Indianapolis Motor Speedway, en présentant une interprétation futuriste de la voiture de course Indy 500 : la Peugeot L500 R HYbrid.

Indianapolis 500 ?

Les 500 miles d’Indianapolis (également appelés Indianapolis 500 ou Indy 500) sont une course automobile américaine qui se tient chaque année depuis 1911 le week-end du Memorial Day sur l’Indianapolis Motor Speedway à Speedway, une petite ville, complètement entourée par Indianapolis, la capitale de l’État de l’Indiana.

L’événement, considéré par certains comme « le plus grand spectacle de compétition automobile » (The Greatest Spectacle in Racing), est l’une des trois courses les plus prestigieuses au monde avec le Grand Prix de Monaco et les 24 Heures du Mans.

L’Indianapolis Motor Speedway est créé en 1909 par quatre entrepreneurs de l’Indiana : Carl Fisher, James Allison, Arthur Newby et Frank Wheeler. Après avoir organisé quelques épreuves mineures, le revêtement est modifié à l’automne pour un pavage de briques (d’où le surnom du circuit, The Brickyard ou « La briqueterie » en français) et il est rapidement décidé de limiter l’exploitation de l’Indianapolis Motor Speedway à une seule épreuve par an afin de lui conférer un caractère d’exception : une course de 500 miles, que les propriétaires espèrent voir rapidement devenir l’un des événements majeurs du sport automobile américain.

Les 500 Miles d’Indianapolis voient le jour en 1911, et comme l’espéraient ses créateurs, devient rapidement la référence des courses américaines, sa durée exceptionnelle ainsi que le caractère du circuit (un long quadrilatère de 2,5 miles recouvert de briques) en faisant un test impitoyable pour les machines. Mieux, dès 1913, l’Indy 500 devient une étape incontournable pour les constructeurs étrangers désireux d’y affirmer la suprématie de leurs machines. Citons notamment Peugeot, Delage, Fiat, Mercedes.



Peugeot L76

La Peugeot L76 (ainsi que ses dérivées EX3 et EX5 7.3L, L5 et L45 en cylindrées 5 et 4.5L, et L3 en cylindrée voiturette) était la voiture de compétition en formule libre du constructeur automobile Peugeot durant les années 1910 (pour l’écurie d’usine Lion-Peugeot, en France). Après les succès de Renault aux USA entre 1903 et 1908, Peugeot s’imposa à son tour avec ce modèle dans les courses américaines entre 1913 et 1919.

Peugeot L45 - 1916 - artwork

Peugeot L45 – 1916 – artwork

Premier véhicule au monde doté d’un double arbre à cames en tête combiné à un moteur -économe et léger, moins volumineux avec un centre de gravité abaissé- de quatre soupapes par cylindre (avec un vilebrequin porté par des roulements à billes) ayant une culasse hémisphérique à bougies au centre de combustion intégrée, la L76 (L pour Lion, et 76 pour sa cylindrée initiale) est due essentiellement au coup de crayon de l’ingénieur suisse Ernest Henry, avec la participation de Georges Boillot, Jules Goux et Paolo Zuccarelli (appelés Les Charlatans).

En 1913 apparaissent les évolutions 5,6L. et 3L.; la commande de distribution -jusqu’alors par arbre et couples coniques- est modifiée en une cascade de pignons. L’ajout d’un carter sec modifie la lubrification.

Sous diverses déclinaisons de motorisation, elle remporte lors des années 1910 deux titres Champ Car AAA pilotes (1916 et 1919), trois éditions des 500 miles d’Indianapolis (1913, 1916 et 1919 – la dernière fois sur une voiture de 5 ans d’âge déjà -, pour une pole position en 1916 et un total de six podiums), deux Grand Prix de l’A.C.F. (Automobile Club de France) ou Grand Prix automobile de France 1912 et 1913, deux Grand Prix des USA (1915 et 1916), deux Coupe Vanderbilt (1915 et 1916), l’Harvest Auto Racing Classic (en) 1916, et une Coupe de la Sarthe (1912). En 1916 elle remporte tous les Grand Prix proposés (aux USA), durant cette saison en guerre.

Divers constructeurs américains s’inspirèrent de la conception de son moteur ultérieurement en course, à l’image de Offenhauser (lui-même acquéreur) dont les blocs moteurs sans culasse permettaient une augmentation de pression en chambre de combustion. L’importateur Peugeot pour les États-Unis était Alphonse Kaufman, qui fournit en véhicules nombre de pilotes US, d’autant plus que le rapatriement des exemplaires importés était rendu impossible en Europe par le premier conflit mondial.

1913 : record du monde du 1/2 mile départ lancé (177 km/h, sur le circuit de Brooklands (premier anneau de vitesse permanant au monde dédié à la course automobile) par Jules Goux, avec le véhicule qui le rendit peu de temps après victorieux à Indianapolis (en parcourant alors également 160 miles et 307 yards en 60 minutes à 170,94 km/h, record du monde de l’heure).

Présentation de la de la Peugeot L500 R HYbrid

La Peugeot L500 R HYbrid est un hommage à la L45 et à une période faste pour Peugeot aux États-Unis : la marque au lion y a remporté trois fois les 500 miles d’Indianapolis, deuxième plus ancienne piste de compétition automobile dans le monde.

Peugeot L500 R HYbrid - 2016 - Peugeot L45 - 1916 - artwork

Peugeot L500 R HYbrid – 2016 – Peugeot L45 – 1916 – artwork

La L45 (pour 4,5 litres) a succédé à la L76 créée en 1912 par une équipe de jeunes pilotes audacieux, les « Charlatans » : ils produisirent jusqu’en 1919 une série de voitures qui allait marquer une nouvelle ère dans la conception des moteurs de compétition.

La L76 fût la première voiture au monde à combiner un moteur 4 cylindres à 4 soupapes par cylindre, à 2 arbres à cames en tête, faisant d’elle la première voiture de course moderne pouvant atteindre 190 km/h !

Au volant des premières Peugeot de course – les L76, L57, L3 et L45 -, les « Charlatans » ont connu le succès sur les circuits et les courses du monde entier. Jules Goux (1913), Dario Resta (1916) et Howard Wilcox (1919).

Les noms des pilotes Georges Boillot , Jules Goux et Paolo Zucarelli et de l’ingénieur Ernest Henry sont encore synonymes d’innovation et d’audace.

Cette épopée américaine a marqué le début d’une liste de victoires exceptionnelles des équipes Peugeot Sport aux Etats-Unis : Ari Vatanen en 1988 et Robby Unser en 1989 ont remporté la mythique course de côtes de Pikes Peak avec la Peugeot 405 T16 et… Sébastien Loeb y a pulvérisé le record en 8’13’’878 sur les 20 kilomètres menant au sommet en 2013 au volant de la Peugeot 208 T16 Pikes Peak.

==> Record de Sébastien Loeb à Pikes Peak en 2013 + Vidéo Caméra Embarqué


Cet esprit de conquête habite toujours les équipes Peugeot et leur permet d’aller chercher les victoires, comme celle de Stéphane Peterhansel cette année, signant le grand retour de Peugeot au DAKAR après les 4 victoires successives de la marque entre 1987 et 1990.


Design de la Peugeot L500 R HYbrid

« Avec la Peugeot L500 R HYbrid, nous avons voulu rendre hommage à cette belle aventure Peugeot du début du siècle. Empreint de cet esprit de performance et d’innovation, nous avons voulu proposer une vision sculpturale, élégante et technologique du futur du sport automobile by Peugeot »
– Matthias Hossann, responsable Concepts car Peugeot

Peugeot L500 - 2016 - artwork

Peugeot L500 – 2016 – artwork

Design extérieur de la Peugeot L500 R HYbrid

La Peugeot L500 R HYbrid est posée au plus près de l’asphalte pour délivrer tout son potentiel dès les premiers mètres.

Avec ses voies larges, sa hauteur contenue de 1 mètre et son poids de 1 000 kg, la Peugeot L500 R HYbrid est taillée pour la performance : elle avale le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et prodigue un 1000 m départ arrêté en 19 secondes.

La L500 R HYbrid est une Peugeot d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Au-delà du caractère futuriste de la voiture et de l’hommage à son ainée, elle intègre les codes identitaires du design Peugeot, comme la signature lumineuse avant du nouveau SUV Peugeot 3008, la coupe franche bleu et noir en référence à la motorisation hybride essence 500 ch et à la couleur d’origine de la L45.

Peugeot L500 R HYbrid - 2016 - avant / front - sur circuit / on track

Peugeot L500 R HYbrid – 2016 – avant / front – sur circuit / on track

Peugeot L500 R HYbrid - 2016 - avant / front

Peugeot L500 R HYbrid – 2016 – avant / front

Peugeot L500 R HYbrid - 2016 - Peugeot L45 - 1916 - profil / side-face

Peugeot L500 R HYbrid – 2016 – Peugeot L45 – 1916 – profil / side-face

Peugeot L500 R HYbrid - 2016 - arrière / rear

Peugeot L500 R HYbrid – 2016 – arrière / rear

Peugeot L500 R HYbrid - 2016 - arrière / rear - sur circuit / on track

Peugeot L500 R HYbrid – 2016 – arrière / rear – sur circuit / on track

La Peugeot L500 R HYbrid présente des lignes de style qui partent du lion dans la calandre vers le pilote pour terminer – clin d’œil à son ainée – sur un arrière fuselé mettant en scène les trois griffes distinctives des feux arrière qui caractérisent aujourd’hui le style Peugeot.

La Peugeot L500 R HYbrid est une voiture de course conçue pour faire corps avec le pilote et amplifier ses sensations au volant : le bolide abrite un habitacle fermé, conçu comme une capsule flottante individuelle sertie dans la carrosserie.

Design intérieur de la Peugeot L500 R HYbrid

A l’intérieur, les équipes de style ont illustré un concept prospectif autour du Peugeot i-Cockpit présenté en version ultra-sportive, avec un petit volant intégré dans la structure et deux hologrammes qui projettent les informations au pilote via deux discoboles.

Peugeot L500 R HYbrid - 2016 - intérieur / interior

Peugeot L500 R HYbrid – 2016 – intérieur / interior

A la recherche de plus d’aérodynamisme, les équipes Peugeot ont retravaillé l’architecture bi-place d’origine de la L45 en monoplace et proposent au co-pilote virtuel une expérience de course amplifiée en temps réel via un casque de réalité augmentée.

Moteur de la Peugeot L500 R HYbrid

Sa chaine de traction hybride essence plug-in de 500 ch développée par les équipes Peugeot Sport et dérivée de celle de la 308 R HYbrid associe deux moteurs électriques, à l’avant et à l’arrière, au moteur essence 270 ch, pour un couple maximum de 730 Nm.


Design & Moteur de la Peugeot 308 R HYbrid

La chaîne de traction réunit ainsi trois sources de puissance pouvant motoriser le véhicule indépendamment les unes des autres : Le 4-cylindres essence 1.6L THP 270 S&S, moteur à la puissance spécifique la plus élevée au monde pour cette cylindrée, une machine électrique, d’une puissance de 85 kW / 115 ch, reliée à la boîte de vitesse à 6 rapports, une machine électrique, de mêmes caractéristiques, sur le train arrière.

Pour garantir un comportement dynamique irréprochable, les masses sont recentrées et abaissées au maximum. La batterie Lithium-Ion de 3 kWh à l’excellent ratio puissance/compacité est disposée sous les sièges arrière à la place du réservoir d’essence. D’un volume de 50 litres, celui-ci se trouve désormais implanté dans le coffre et coiffe la machine électrique arrière et les deux transformateurs. Dans leur quête de la perfection, les ingénieurs de PEUGEOT SPORT ont revu la conception du fond du réservoir afin qu’il épouse au plus près les éléments techniques. Ce sont ainsi quelques millimètres supplémentaires gagnés en hauteur au bénéfice de la performance.

==> 308 R HYbrid : le réveil du Lion road to Shanghai. Powertrain 500 ch. THP 270 engine +75 kW x2


Sources et images :
Peugeot


English summary:

Peugeot L500 R HYbrid : racing 500hp concept-car to celebrate 100th anniversary Indy 500



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